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Dégât des eaux · assurance habitation

Dégât des eaux : que faire et comment l’assurance habitation indemnise en 2026 ?

Une fuite, une infiltration ou un débordement peut toucher votre logement et celui d’un voisin en quelques minutes. Le bon réflexe est de limiter immédiatement les dommages, puis de déclarer le sinistre à l’assureur dans les 5 jours ouvrés. En 2025, les dégâts des eaux représentaient 39 % des sinistres habitation indemnisés selon France Assureurs : c’est la garantie la plus fréquente.

Repères clés

Un dégât des eaux n’est pas seulement une fuite visible sous un évier. Il peut provenir d’une canalisation rompue, d’un lave-linge qui déborde, d’un joint défectueux, d’une infiltration par la toiture ou d’une fuite provenant d’un autre logement. La garantie s’apprécie toujours à partir de la cause prévue au contrat, des biens touchés et des exclusions éventuelles.

5 jours ouvrés Délai à retenir pour prévenir l’assureur après un dégât des eaux, sans attendre la fin de toutes les investigations.
39 % des sinistres Part des dégâts des eaux dans le nombre de sinistres habitation indemnisés en France en 2025.
25,9 % de la charge Part des dégâts des eaux dans la charge totale des sinistres habitation en 2025, selon France Assureurs.

France Assureurs comptabilise près de 4,2 millions de sinistres habitation indemnisés en 2025, pour une charge totale de 7,9 milliards d’euros. Ces données montrent pourquoi la qualité de la déclaration et la rapidité des premières mesures comptent autant : un petit écoulement peut devenir un dossier coûteux si l’eau continue de se diffuser dans les cloisons, plafonds ou revêtements.

Que faire immédiatement après avoir découvert un dégât des eaux ?

La priorité n’est pas de savoir tout de suite qui est juridiquement responsable. Elle est de réduire l’aggravation et de préserver les éléments qui permettront ensuite à l’assureur d’instruire le dossier. France Assureurs recommande de sécuriser le logement, de rechercher l’origine de la fuite, de la faire réparer rapidement et d’attendre avant la remise en état décorative lorsque l’assureur ou un expert doit constater les dommages.

1
Fermer l’eau si la fuite vient de chez vous Coupez l’arrivée d’eau lorsque cela permet d’arrêter l’écoulement. Si la fuite vient d’un voisin ou des parties communes, prévenez immédiatement la personne ou le gestionnaire capable d’intervenir.
2
Sécuriser l’électricité Si l’eau atteint des prises, luminaires, appareils ou le tableau électrique, évitez tout contact dangereux. Coupez le courant seulement si vous pouvez le faire sans vous exposer.
3
Identifier l’origine apparente Repérez si l’eau vient d’une canalisation, d’un appareil, d’une toiture, d’une salle d’eau, d’un voisin ou d’une partie commune. Une recherche de fuite professionnelle peut être nécessaire.
4
Alerter les personnes concernées Prévenez voisin, bailleur, gardien ou syndic lorsque le sinistre les implique. En location, informer le propriétaire rapidement évite de retarder les réparations relevant du bâti.
5
Prendre des photos avant de nettoyer Photographiez plafonds, murs, sols, meubles et traces d’humidité. Notez la date de découverte et conservez les factures ou devis liés aux mesures d’urgence.
6
Réparer la cause, pas masquer les dégâts Faites stopper la fuite pour éviter l’aggravation, mais ne repeignez pas et ne jetez pas trop vite les biens endommagés avant l’accord de l’assureur ou l’éventuelle expertise.
À retenir : les mesures d’urgence destinées à stopper la fuite sont différentes des travaux de remise en état. Une intervention de plomberie immédiate peut être indispensable ; la peinture, le parquet ou le remplacement du mobilier peuvent attendre le constat de l’assureur lorsqu’il le demande.

Déclaration du dégât des eaux : délai, informations et constat amiable

La DGCCRF rappelle qu’en cas de sinistre habitation, l’assureur doit être prévenu dans les 5 jours ouvrés. France Assureurs donne le même repère pour un dégât des eaux. Ne retardez donc pas la déclaration au motif que la fuite n’est pas encore parfaitement localisée ou que le devis du plombier n’est pas arrivé.

La première déclaration doit permettre à l’assureur de comprendre la situation. Donnez au minimum vos coordonnées, le numéro de contrat, la date de découverte ou de survenance, l’adresse du logement, la cause supposée et une description des dégâts. Mentionnez clairement si un voisin, un locataire, un propriétaire ou les parties communes de l’immeuble sont touchés.

Dossier sinistre
Les pièces utiles pour une déclaration exploitable
ÉlémentÀ transmettrePourquoi c’est utileBon réflexe
IdentificationNom, adresse, numéro de contratPermet d’ouvrir le dossier sans ambiguïté.Vérifiez l’adresse exacte du logement assuré.
ChronologieDate de découverte et circonstancesAide à comprendre l’événement et son évolution.Notez aussi les premières mesures prises.
CauseOrigine connue ou supposéeOriente la recherche de responsabilité et de garantie.Indiquez « origine à confirmer » si nécessaire.
DommagesPhotos, liste des pièces et biens touchésPermet de matérialiser l’étendue du sinistre.Prenez des vues d’ensemble et des détails.
JustificatifsFactures, devis, preuves de valeurAide à chiffrer les biens et interventions.Gardez aussi les factures de plomberie ou recherche de fuite.
Constat amiableCoordonnées des parties concernéesFacilite les échanges entre assureurs lorsque plusieurs logements sont impliqués.Ne bloquez pas la déclaration si le constat n’est pas encore complet.
Le contenu exact demandé peut varier selon l’assureur. Utilisez son espace sinistre ou contactez-le pour connaître les justificatifs complémentaires.

À quoi sert le constat amiable dégât des eaux ?

Le constat amiable n’a pas pour fonction de désigner à lui seul un responsable. Il sert surtout à rassembler les informations utiles lorsque plusieurs occupants ou logements sont concernés : coordonnées, assureurs, locaux endommagés et circonstances apparentes. France Assureurs recommande de le remplir pour faciliter le traitement. Si la personne à l’origine présumée de la fuite est absente ou refuse de signer, déclarez quand même votre sinistre dans les délais et expliquez la situation.

Ce que couvre la garantie dégâts des eaux… et ce qu’elle ne couvre pas automatiquement

La garantie vise principalement les conséquences des dommages causés par l’eau. La DGCCRF cite les fuites, ruptures et débordements de canalisations ou d’installations, ainsi que certaines infiltrations par toiture, terrasse, joints ou carrelages selon les contrats. France Assureurs mentionne également les appareils à effet d’eau et plusieurs situations de débordement ou de renversement.

Mais une nuance est essentielle : la réparation de l’élément qui a causé la fuite n’est pas nécessairement indemnisée. Un plafond abîmé par une canalisation peut être garanti alors que le remplacement de cette canalisation, d’un joint ou d’un appareil défectueux reste à la charge de son propriétaire. Le contrat peut toutefois prévoir des garanties complémentaires pour la recherche de fuite, les frais d’accès ou certaines interventions.

Garantie
Dommage consécutif et réparation de la cause : ne pas confondre
SituationSouvent examinée au titre du dégât des eauxPeut rester hors garantieÀ vérifier dans le contrat
Fuite de canalisation intérieurePeinture, plafond, parquet ou mobilier endommagés selon le contrat.Réparation de la canalisation défectueuse elle-même.Canalisations couvertes, gel, franchise, vétusté.
Débordement d’un appareilDommages aux sols, murs et biens assurés.Réparation ou remplacement de l’appareil à l’origine.Conditions d’entretien et type d’appareil.
Infiltration par toitureConséquences intérieures si l’événement entre dans les causes couvertes.Travaux d’entretien de la toiture ou défaut ancien selon situation.Définition des infiltrations et exclusions.
Joint ou étanchéitéCertains dommages consécutifs peuvent être garantis.Remplacement d’un joint usé ou entretien courant.Extension de garantie et définition exacte du sinistre.
Fuite provenant d’un voisinVos dommages peuvent être instruits par votre assureur.La réparation chez le voisin dépend de son contrat et de sa responsabilité.Coordonnées des parties et constat amiable.
La garantie varie d’un contrat à l’autre. La notice, les conditions générales et particulières priment toujours sur une présentation générale.

Recherche de fuite : qui la demande et qui la paie ?

Quand l’origine n’est pas visible, la recherche de fuite peut devenir le point central du dossier. Elle peut être non destructive (caméra thermique, inspection, tests) ou nécessiter un accès à une canalisation cachée. Avant de faire engager une recherche coûteuse, contactez l’assureur et, en immeuble, le propriétaire ou le syndic selon l’endroit où la fuite semble se situer.

La prise en charge des frais de recherche et de remise en état après recherche dépend du contrat et de la façon dont le sinistre est géré. Ne partez pas du principe que tout sera automatiquement remboursé. Demandez qui doit missionner l’entreprise, si un accord préalable est nécessaire et quels documents seront exigés. Conservez le rapport de recherche, la facture, les photos et la localisation précise de la cause.

Avant l’intervention Demandez à l’assureur ou au gestionnaire de l’immeuble qui doit missionner le professionnel.
Pendant l’intervention Faites identifier la cause, la localisation et les travaux nécessaires ; demandez un compte rendu écrit.
Après l’intervention Gardez facture, photos, devis de remise en état et preuve de réparation de la fuite.

Locataire, propriétaire, voisin, copropriété : qui fait quoi ?

Un dégât des eaux peut mobiliser plusieurs assurances sans que vous ayez à résoudre seul l’ensemble des responsabilités. Le locataire doit être assuré contre les risques locatifs dans les situations visées par la loi ; en copropriété, les copropriétaires doivent disposer d’une responsabilité civile. L’assurance de l’immeuble peut intervenir pour les parties communes, tandis que les assurances individuelles traitent les dommages privatifs selon leurs garanties.

Le réflexe le plus sûr est donc de déclarer à votre propre assureur les dommages qui vous concernent et de transmettre les coordonnées des autres parties. Si vous êtes locataire, prévenez aussi le bailleur lorsqu’un élément du bâti ou une réparation qui lui incombe est concerné. Si la fuite semble provenir des parties communes, alertez le syndic sans attendre.

Interlocuteurs
Qui prévenir selon l’origine apparente de l’eau ?
SituationAssuré à prévenirAutre interlocuteurObjectif
Fuite dans votre logementVotre assureur habitation.Bailleur si vous êtes locataire et si le bâti est concerné.Déclarer vos dommages et stopper la cause.
Fuite chez le voisinVotre assureur habitation.Voisin concerné et éventuellement son assureur via constat.Documenter les dommages sans attendre le règlement des responsabilités.
Parties communesVotre assureur pour vos dommages privatifs.Syndic ou gardien.Faire intervenir l’immeuble sur la cause et déclarer auprès de l’assurance collective si nécessaire.
Logement louéAssureur du locataire pour ses dommages et risques couverts.Propriétaire / gestionnaire.Coordonner mobilier, embellissements, bâti et réparation.
Logement non occupéAssureur du propriétaire selon le contrat souscrit.Syndic si copropriété.Éviter qu’un logement vide retarde la recherche et la remise en état.
ANIL rappelle notamment que la copropriété s’assure pour sa responsabilité liée aux parties communes, tandis que les copropriétaires assurent leur responsabilité pour les parties privatives.

Expertise et indemnisation : comment se construit le montant proposé ?

L’assureur peut régler un dossier simple à partir des pièces fournies ou désigner un expert lorsque les causes, le montant ou l’étendue des dommages nécessitent une évaluation plus approfondie. L’expert examine les dommages, leur origine et les éléments permettant de chiffrer la remise en état. La DGCCRF rappelle que la valeur et la vétusté des biens peuvent être prises en compte.

Le montant final dépend ensuite du contrat : capital mobilier déclaré, plafond de garantie, franchise, mode d’indemnisation des embellissements, vétusté, éventuelle valeur à neuf et exclusions. Une différence importante entre deux assurances habitation peut donc apparaître au moment du sinistre alors que leurs intitulés de garantie semblaient identiques à la souscription.

1. DommagesListez précisément les biens, pièces et revêtements touchés.
2. ValeurRassemblez factures, photos, garanties, relevés ou preuves d’achat.
3. ContratAppliquez plafond, vétusté, franchise et règles d’indemnisation prévues.
4. AccordVérifiez la proposition et demandez des explications avant d’accepter si un point est incompris.

Pourquoi ne faut-il pas jeter trop vite les biens endommagés ?

L’assureur ou l’expert peut avoir besoin de constater l’état d’un meuble, d’un revêtement ou d’un appareil. Si un objet doit être évacué pour des raisons d’hygiène ou de sécurité, photographiez-le précisément avant de le jeter et conservez, si possible, sa preuve d’achat ou tout document permettant d’en établir la valeur. Plus le dossier est documenté, plus il est facile de discuter un chiffrage.

Convention IRSI : utile pour la gestion, mais elle ne remplace pas votre contrat

Lorsque plusieurs occupants ou assureurs sont impliqués dans un immeuble, la gestion peut sembler complexe. La convention IRSI est un mécanisme inter-assureurs destiné à simplifier certains dossiers de dégâts des eaux et d’incendie. Elle organise notamment les échanges et la désignation d’un assureur gestionnaire dans les situations qui entrent dans son champ.

Pour l’assuré, la bonne approche reste simple : déclarez à votre assureur, transmettez les informations sur les autres locaux et laissez les assureurs organiser ensuite leurs relations. Ne retardez pas le dossier en cherchant à savoir quel assureur devra définitivement payer avant d’avoir déclaré. IRSI n’est pas une garantie supplémentaire et ne supprime ni les franchises, ni les exclusions, ni les limites prévues par votre propre contrat.

Point pratique : si un voisin, un bailleur ou un syndic vous affirme que « ce n’est pas son assurance », cela ne doit pas vous empêcher d’ouvrir votre dossier. Votre assureur vous indiquera les pièces à transmettre et la façon dont le sinistre doit être géré.

Les erreurs à éviter après un dégât des eaux

Vigilance
Les erreurs qui compliquent le plus souvent un dossier
ErreurPourquoi elle pose problèmeMeilleur réflexe
Attendre l’identification définitive du responsableLe délai de déclaration continue de courir et le dossier tarde à être ouvert.Déclarer rapidement avec les informations disponibles.
Refaire immédiatement peintures et solsL’assureur ou l’expert peut perdre des éléments utiles pour constater les dommages.Stopper la fuite, photographier, puis attendre l’accord pour la remise en état.
Jeter les biens endommagés sans preuveLeur existence, leur âge et leur valeur deviennent plus difficiles à établir.Photographier et conserver les justificatifs avant évacuation.
Confondre réparation de la fuite et indemnisation des dégâtsLe contrat peut couvrir les conséquences sans financer l’élément défectueux.Demander séparément ce qui est couvert pour la cause, la recherche et la remise en état.
Ne prévenir ni bailleur ni syndicLa cause peut relever du bâti ou des parties communes et continuer à produire des dommages.Alerter immédiatement l’interlocuteur capable d’agir sur la cause.
Comparer uniquement le montant de franchisePlafonds, vétusté, exclusions et garanties annexes peuvent peser davantage.Lire l’ensemble du mécanisme d’indemnisation.
Sous-estimer une petite auréoleUne fuite lente peut se diffuser derrière une cloison ou un plafond.Faire rechercher la cause lorsqu’elle n’est pas évidente.

Sources et méthode

Cette page privilégie les sources institutionnelles et professionnelles de référence afin de distinguer les règles de déclaration, la couverture contractuelle et les statistiques de marché. Les chiffres 2025 sont utilisés comme derniers repères consolidés disponibles au moment de la mise à jour de septembre 2026.

FRANCE ASSUREURS · DÉMARCHES

Le règlement d’un dégât des eaux

Vérifie les premiers réflexes, la déclaration sous cinq jours ouvrés, le constat amiable, l’expertise, les principaux dommages couverts et la distinction entre conséquences du sinistre et réparation de l’élément à l’origine.

Fiche pratique consultée pour la procédure de sinistre.

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FRANCE ASSUREURS · STATISTIQUES 2025

L’assurance habitation en 2025

Vérifie les données de fréquence et de charge : près de 4,2 millions de sinistres indemnisés, 7,9 milliards d’euros de charge, dégâts des eaux à 39 % des sinistres et 25,9 % de la charge.

Publication statistique 2026 portant sur l’année 2025.

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DGCCRF · MULTIRISQUE HABITATION

Assurance multirisque habitation : renseignez-vous

Vérifie le périmètre général de la garantie dégâts des eaux et rappelle que la garantie couvre les conséquences du sinistre sans avoir nécessairement pour objet la réparation de la construction ou de l’appareil qui l’a provoqué.

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DGCCRF · LOCATION

Assurance de la location immobilière : lisez bien les contrats

Vérifie le délai de cinq jours ouvrés, les informations à communiquer lors de la déclaration, l’usage du constat amiable et les justificatifs utiles en cas d’expertise.

Fiche publiée le 26 août 2026.

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ANIL · STATUTS D’OCCUPATION

L’assurance habitation est-elle obligatoire ?

Vérifie les obligations du locataire, la responsabilité civile en copropriété et la distinction entre responsabilité liée aux parties communes et aux parties privatives.

Publication du 22 mai 2026.

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Important : cette page fournit une information générale. La prise en charge dépend toujours des garanties, exclusions, franchises, plafonds et conditions particulières de votre contrat, ainsi que des circonstances précises du sinistre.

Votre contrat couvre-t-il correctement les dégâts des eaux ?

Après avoir compris les démarches, comparez les contrats sur les points qui comptent en cas de vrai sinistre : causes couvertes, recherche de fuite, franchise, plafonds, vétusté, assistance et prise en charge du relogement.

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FAQ dégât des eaux et assurance habitation

Dix réponses pratiques sur le délai de déclaration, le constat amiable, la recherche de fuite, les responsabilités et l’indemnisation.

Prévenez votre assureur dans les cinq jours ouvrés. Ce délai est rappelé par France Assureurs et par la DGCCRF pour les sinistres habitation courants. N’attendez pas d’avoir terminé la recherche de fuite, reçu tous les devis ou identifié définitivement le responsable : ouvrez le dossier rapidement avec les informations déjà disponibles, puis complétez-le. Indiquez votre numéro de contrat, la date de découverte, l’origine supposée, les pièces touchées et l’existence éventuelle de dommages chez un voisin ou dans les parties communes. Si plusieurs logements sont concernés, transmettez également le constat amiable demandé ou proposé par les assureurs. Conservez une preuve de votre déclaration et des documents envoyés.
Le constat amiable est particulièrement utile lorsque plusieurs personnes ou logements sont concernés. Il rassemble dans un même document les coordonnées des occupants, assureurs, logements touchés et informations sur l’origine apparente du sinistre. France Assureurs recommande de l’utiliser afin de faciliter et d’accélérer le traitement du dossier. Remplissez-le avec le voisin, le propriétaire ou les autres parties concernées lorsque la situation s’y prête, puis adressez l’exemplaire utile à votre assureur dans le délai de déclaration. Ne bloquez toutefois pas votre déclaration parce qu’une signature manque ou que l’origine exacte n’est pas encore localisée : signalez le sinistre à votre assureur et demandez-lui la marche à suivre pour compléter le dossier.
Pas nécessairement. La garantie « dégât des eaux » vise d’abord les conséquences dommageables de l’eau sur les biens assurés : murs, plafonds, sols, embellissements ou mobilier selon le contrat. La DGCCRF et France Assureurs rappellent que cette garantie n’a généralement pas pour objet de financer l’entretien ou le remplacement de la canalisation, du joint, de l’appareil ou de la partie de construction qui a provoqué le sinistre. La recherche de fuite, les frais d’accès ou certaines réparations peuvent néanmoins faire l’objet de garanties ou modalités spécifiques. Avant de lancer une intervention coûteuse, vérifiez donc votre contrat et demandez à l’assureur ce qu’il souhaite comme justificatifs et ce qu’il prend effectivement en charge.
Commencez par empêcher l’aggravation. Si l’origine est dans votre logement, fermez l’arrivée d’eau lorsque cela est possible et, si l’eau menace l’installation électrique, coupez l’électricité sans vous exposer. Prévenez rapidement le voisin, le gardien, le syndic ou le bailleur si leur intervention peut être nécessaire. Faites stopper ou réparer la fuite en urgence, mais évitez de refaire immédiatement les peintures, parquets ou revêtements avant l’accord de l’assureur ou le passage éventuel de l’expert. Prenez des photos, conservez les biens endommagés lorsque c’est possible et gardez toutes les factures de plomberie, de recherche de fuite et de mesures conservatoires. Ces éléments aident à documenter le sinistre et son coût.
Chacun doit prévenir son assureur pour les dommages qui le concernent. Le locataire déclare notamment les dommages à l’intérieur du logement et à son mobilier auprès de son assurance habitation. Le propriétaire doit être informé lorsqu’un élément du bâti, une installation relevant de lui ou les parties immobilières nécessitent une intervention ; son assurance propriétaire peut aussi être mobilisée selon la situation. En copropriété, le syndic intervient lorsque la fuite ou les dommages concernent les parties communes et effectue les démarches relevant de l’assurance de l’immeuble. Il est inutile d’attendre d’avoir tranché seul toutes les responsabilités : déclarez votre sinistre et communiquez les coordonnées des autres personnes impliquées.
La prise en charge dépend du contrat et du contexte du sinistre. Une recherche de fuite peut être nécessaire pour localiser précisément l’origine de l’écoulement avant de réparer. Certains contrats couvrent ces frais ou les frais d’accès nécessaires à la recherche, tandis que d’autres prévoient des limites particulières. En immeuble, les assureurs peuvent aussi organiser entre eux la gestion d’un sinistre selon leurs conventions. Avant de mandater une recherche destructive ou onéreuse, contactez votre assureur, le propriétaire ou le syndic selon l’emplacement supposé de la fuite. Demandez qui doit missionner le professionnel, quels justificatifs sont requis et si la remise en état après recherche est couverte. Gardez systématiquement les factures et le rapport.
La couverture porte généralement sur les dommages causés par l’eau dans les circonstances prévues au contrat. France Assureurs et la DGCCRF citent notamment les fuites, ruptures, débordements de canalisations ou d’appareils à effet d’eau ainsi que certaines infiltrations par toiture, joints ou installations sanitaires. Selon le contrat, les bâtiments assurés, embellissements, revêtements, mobilier et certains frais consécutifs peuvent être indemnisés. En revanche, toutes les entrées d’eau, défauts d’entretien, canalisations extérieures ou enterrées et réparations de l’élément à l’origine ne sont pas automatiquement couverts. Les franchises, plafonds, exclusions et mesures de prévention prévues au contrat restent déterminants. Relisez donc la définition exacte de la garantie souscrite.
Non, l’expertise n’est pas systématique. L’assureur décide s’il a besoin d’un expert pour rechercher les causes, vérifier l’étendue des dommages ou chiffrer l’indemnité. Pour un dossier simple et limité, des photos, factures, devis et justificatifs peuvent parfois suffire. Lorsque l’expert intervient, laissez les éléments sinistrés accessibles autant que possible et préparez les preuves d’existence, d’âge et de valeur des biens endommagés. La vétusté, les limites du contrat et la franchise peuvent influencer le montant proposé. Si vous contestez l’évaluation, vous pouvez demander les voies de réexamen prévues par votre assureur et, selon votre contrat, recourir à votre propre expert, dont les honoraires ne sont pas nécessairement pris en charge.
IRSI est une convention entre assureurs destinée à simplifier la gestion de certains sinistres en immeuble. Elle peut intervenir pour organiser les relations entre assureurs lorsqu’un dégât des eaux implique plusieurs locaux ou occupants. Pour l’assuré, le point essentiel est de ne pas essayer de déterminer lui-même, avant toute déclaration, quel assureur devra finalement supporter la charge. Prévenez votre propre assureur, transmettez les coordonnées des parties concernées et suivez ses instructions. La convention n’est ni une garantie supplémentaire ni un texte qui remplace votre contrat : votre droit à indemnisation dépend d’abord des garanties souscrites, des dommages constatés, des franchises, exclusions et responsabilités. Elle sert surtout à fluidifier la gestion entre professionnels.
Réparez la cause urgente, mais attendez avant la remise en état définitive des dommages. Il faut arrêter l’écoulement et prendre les mesures nécessaires pour éviter l’aggravation : fermer l’eau, faire intervenir un plombier ou sécuriser la zone. Conservez les factures et photographiez l’état des lieux avant et après l’intervention. En revanche, France Assureurs conseille d’attendre l’accord de l’assureur ou le passage éventuel de l’expert avant de repeindre, remplacer un parquet, jeter des meubles ou supprimer les traces qui permettent d’évaluer le sinistre. Si une remise en état immédiate est indispensable pour des raisons sanitaires ou de sécurité, contactez l’assureur et documentez au maximum la situation avant les travaux.

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