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Assurance emprunteur · quotité · co-emprunteurs

Quotité assurance emprunteur : 50/50, 70/30 ou 100/100 en 2026 ?

La quotité détermine la part du prêt couverte sur chaque assuré. À deux, une répartition 50/50 protège différemment d’un 100/100. Le bon choix dépend des revenus, du niveau de protection recherché, du coût et des exigences de la banque.

Qu’est-ce que la quotité d’assurance emprunteur ?

La quotité correspond au pourcentage du capital couvert sur chaque assuré. Avec un seul emprunteur assuré à 100 %, la totalité du capital correspondant est couverte selon les garanties du contrat. Avec deux emprunteurs, la couverture peut être partagée ou renforcée sur l’une des deux personnes.

La banque précise dans la fiche personnalisée le niveau de couverture nécessaire au financement. Le CCSF définit cette fiche comme la description détaillée des garanties exigées par le prêteur et l’outil permettant de vérifier l’équivalence d’un contrat alternatif. La quotité doit donc être choisie avant de comparer les tarifs.

50/50correspond à 100 % de couverture cumulée.
100/100correspond à 200 % de couverture cumulée.
11 critèresmaximum peuvent être retenus pour les garanties principales.
Répartition
50/50, 70/30, 100/50 ou 100/100 : comment lire la quotité
Lecture claire, calculs de couverture et exemples concrets pour choisir une quotité cohérente avec le foyer.
Quotité
Couverture cumulée
Protection
Profil possible
50 % / 50 %100 %Chaque personne couvre la moitié du capital.Revenus relativement équilibrés.
70 % / 30 %100 %Protection renforcée sur un co-emprunteur.Revenus déséquilibrés.
100 % / 50 %150 %Une tête totalement couverte, l’autre à moitié.Revenu principal très important.
100 % / 100 %200 %Chaque co-emprunteur couvre la totalité du prêt.Protection maximale du foyer.
À retenir : Ces répartitions sont des exemples. La banque fixe le niveau minimal attendu dans la fiche personnalisée.

Comment calculer la quotité sur le montant du prêt ?

Le calcul consiste à multiplier le capital par le pourcentage assuré sur chaque tête. Sur un prêt de 300 000 €, une quotité de 50 % représente 150 000 € de capital couvert sur la personne concernée. À 70 %, la couverture passe à 210 000 €.

Pour un couple, il faut distinguer le capital du prêt et le capital assuré cumulé. En 100/100, les deux personnes sont assurées chacune sur la totalité du prêt : on obtient donc 600 000 € de couverture cumulée pour un financement de 300 000 €. Cela ne signifie pas que 600 000 € seront versés : la prestation dépend du capital restant dû et du sinistre.

Calcul
Exemple sur un prêt de 300 000 €
Lecture claire, calculs de couverture et exemples concrets pour choisir une quotité cohérente avec le foyer.
Quotité par tête
Capital assuré 1
Capital assuré 2
Capital cumulé
50 / 50150 000 €150 000 €300 000 €
70 / 30210 000 €90 000 €300 000 €
100 / 50300 000 €150 000 €450 000 €
100 / 100300 000 €300 000 €600 000 €
À retenir : Le capital réellement pris en charge lors d’un sinistre dépend ensuite du capital restant dû et des conditions de la garantie.

50/50 : quand cette répartition peut-elle convenir ?

La répartition 50/50 est intuitive lorsque les revenus des deux co-emprunteurs sont proches et que chacun peut continuer à supporter la moitié du financement si l’autre subit un sinistre. Le prêt est alors assuré à 100 % au total.

Cette solution coûte généralement moins qu’un 100/100 parce que le capital cumulé assuré est inférieur. Mais elle peut être insuffisante si le budget du survivant resterait trop tendu après la prise en charge de seulement 50 % du capital. Le test à faire est simple : simulez la mensualité restante après un sinistre et comparez-la aux revenus conservés par le foyer.

100/100 : la protection maximale pour deux co-emprunteurs

Avec une quotité 100/100, chaque emprunteur est assuré sur la totalité du prêt. La couverture cumulée atteint donc 200 %. En cas de décès de l’un des deux, la garantie décès peut rembourser jusqu’à 100 % du capital restant dû selon les conditions du contrat.

Cette configuration protège fortement le survivant puisqu’il peut être libéré du prêt si le sinistre est intégralement garanti. En contrepartie, le coût d’assurance est généralement plus élevé car chaque tête supporte une couverture complète. Le choix est souvent pertinent lorsque le foyer veut sécuriser au maximum le logement et préserver le budget familial.

70/30, 80/20, 100/50 : pourquoi les répartitions asymétriques existent

Une répartition asymétrique permet d’adapter la couverture à des revenus différents. Si un emprunteur représente l’essentiel de la capacité de remboursement, il peut être logique de l’assurer davantage. Un 70/30 conserve une couverture totale de 100 %, mais place davantage de protection sur la personne financièrement la plus importante.

Un 100/50 va plus loin avec une couverture cumulée de 150 %. Le premier emprunteur est couvert sur la totalité, le second sur la moitié. Ce type de montage doit être comparé avec la capacité du foyer à payer la mensualité restante après un sinistre, pas seulement avec le ratio de salaires.

Choix
Adapter la quotité aux revenus et à la capacité du foyer
Lecture claire, calculs de couverture et exemples concrets pour choisir une quotité cohérente avec le foyer.
Situation
Logique possible
Test à faire
Vigilance
Revenus proches50/50 peut être cohérent.Le survivant peut-il assumer sa part restante ?Ne pas oublier les autres charges du foyer.
Revenu principal dominant70/30, 80/20 ou 100/50.Mesurer la perte de revenu réelle.La quotité ne doit pas suivre mécaniquement le salaire.
Forte protection recherchée100/100.Comparer le coût total.Protection maximale mais prime souvent plus élevée.
Prévoyance professionnelle forteRépartition à ajuster au cas par cas.Intégrer les prestations existantes.Éviter la double couverture inutile sans sous-protéger le prêt.
Projet avec enfantsRenforcer la personne clé financièrement.Tester le budget après sinistre.Conserver une marge pour les dépenses familiales.
À retenir : Le bon niveau n’est pas uniquement mathématique : il dépend du budget restant après un sinistre.

La quotité influence directement le coût

Le prix de l’assurance dépend notamment du capital assuré. Toutes choses égales par ailleurs, augmenter la quotité augmente donc la base de couverture et tend à augmenter la cotisation. Sur un prêt de 300 000 €, passer de 50 % à 100 % sur une personne fait passer son capital assuré de 150 000 € à 300 000 €.

Pour deux personnes, 50/50 représente 300 000 € de couverture cumulée dans cet exemple, contre 600 000 € en 100/100. Le tarif réel dépend aussi de l’âge, des garanties, de la profession, du statut de fumeur et du mode de calcul sur capital initial ou restant dû. La quotité ne doit donc pas être réduite uniquement pour obtenir une mensualité plus basse.

Quotité et questionnaire de santé : le lien avec le seuil de 200 000 €

La loi Lemoine supprime le questionnaire de santé lorsque la part assurée par personne est inférieure ou égale à 200 000 € et que le prêt doit être totalement remboursé avant le 60e anniversaire de l’assuré. La quotité peut donc influencer directement le respect du premier critère.

Sur un prêt de 400 000 € à deux, un 50/50 correspond à 200 000 € assurés par personne. Un 100/100 correspond à 400 000 € sur chaque tête. La couverture choisie peut donc faire passer un assuré au-dessus du seuil médical, même si le montant total du prêt ne change pas.

Santé
Quotité et seuil de 200 000 € par assuré
Lecture claire, calculs de couverture et exemples concrets pour choisir une quotité cohérente avec le foyer.
Prêt total
Quotité
Part assurée / personne
Questionnaire : repère Lemoine
300 000 €50 % / 50 %150 000 € chacunSous le seuil de 200 000 € par personne, sous réserve de l’âge de fin.
300 000 €100 % / 100 %300 000 € chacunAu-dessus du seuil de 200 000 € par assuré.
400 000 €50 % / 50 %200 000 € chacunAu seuil légal, sous réserve du remboursement avant 60 ans.
400 000 €70 % / 30 %280 000 € / 120 000 €Le premier assuré dépasse le seuil, le second non.
À retenir : La suppression du questionnaire suppose aussi que le remboursement total intervienne avant le 60e anniversaire de l’assuré.

Quotité et équivalence des garanties lors d’une délégation

Si vous choisissez un assureur extérieur à la banque, la quotité fait partie des éléments à reprendre correctement. Un contrat moins cher qui couvre 50 % sur une tête ne peut pas remplacer un contrat exigé à 100 % sur cette même personne si le prêteur considère cette couverture nécessaire.

La banque peut retenir jusqu’à 11 critères pour apprécier l’équivalence des garanties principales. Même si la quotité n’est pas à elle seule un critère de qualité, elle détermine la portion du prêt effectivement protégée. Vérifiez donc simultanément quotité, franchise, invalidité, incapacité et exclusions avant de retenir une délégation.

Modifier la quotité en cours de prêt

Une modification peut être étudiée lorsque la situation financière du foyer change ou lorsqu’un nouveau contrat est proposé. La loi Lemoine autorise le changement d’assurance à tout moment, mais la banque doit accepter le nouveau niveau de couverture.

Après acceptation d’une substitution, Service-Public indique que le prêteur dispose de 10 jours ouvrés pour modifier le contrat de crédit par avenant. Avant de demander une nouvelle répartition, mesurez l’effet sur le coût total, la protection du co-emprunteur et, le cas échéant, les règles de sélection médicale du nouvel assureur.

Comment choisir sa quotité en 6 étapes

1
Lire la fiche personnalisée Commencez par le niveau de couverture minimal accepté par la banque.
2
Comparer les revenus Mesurez la contribution réelle de chaque co-emprunteur au budget et au remboursement.
3
Tester le budget après sinistre Calculez la mensualité restant à payer et les revenus qui resteraient disponibles.
4
Comparer plusieurs répartitions 50/50, 70/30, 100/50 et 100/100 permettent de visualiser coût et protection.
5
Vérifier le seuil santé Regardez la part assurée par personne au regard du seuil de 200 000 € de la loi Lemoine.
6
Comparer le coût total Une quotité plus forte doit être évaluée sur toute la durée, pas sur une seule mensualité.

Quotité après séparation ou changement familial

Une séparation ne modifie pas automatiquement le prêt ni les obligations des co-emprunteurs. Si l’un reprend le crédit ou si une désolidarisation est acceptée, l’assurance doit être réexaminée pour vérifier que le capital reste correctement couvert par la personne qui conserve le financement.

Une modification familiale peut aussi justifier davantage de protection. L’arrivée d’un enfant ou une baisse importante du revenu d’un co-emprunteur peuvent rendre une quotité plus forte pertinente. Sur un prêt de 250 000 €, passer de 50 % à 100 % sur une tête double la couverture correspondante de 125 000 € à 250 000 €.

Quotité et prévoyance professionnelle : éviter de raisonner en vase clos

La bonne répartition ne dépend pas seulement des revenus. Un salarié peut bénéficier d’un maintien de salaire, d’une prévoyance d’entreprise ou d’un capital décès qui réduit temporairement l’impact financier d’un sinistre. À l’inverse, un indépendant ou un professionnel peu couvert peut avoir besoin d’une quotité plus forte pour éviter que le foyer ne supporte seul une part trop importante du crédit.

Avant de choisir, additionnez les protections déjà disponibles puis testez la mensualité restante. Si un co-emprunteur est couvert à 50 % sur un capital restant dû de 220 000 €, la prise en charge maximale correspondrait à 110 000 € pour cette tête, selon la garantie. Il resterait alors 110 000 € à financer. Cette simulation permet de vérifier si l’épargne, les revenus et les autres prestations suffisent réellement.

Quotité et coût total : comparer les scénarios avant de signer

Une augmentation de quotité améliore la protection, mais son coût doit être mesuré sur toute la durée du prêt. Comparer uniquement la mensualité d’assurance du premier mois peut être trompeur si les cotisations sont dégressives ou si l’un des contrats est calculé sur le capital initial.

Prenez au moins 3 scénarios : couverture minimale acceptée par la banque, couverture renforcée sur le revenu principal, puis 100/100. Demandez le coût total de chaque scénario et rapprochez-le de la mensualité qui resterait après un sinistre. Cette méthode permet de choisir rationnellement entre économie et sécurité, sans réduire la quotité uniquement pour obtenir un tarif plus bas au moment de la souscription.

Sources officielles et repères 2026

Cette page s’appuie sur Service-Public, le CCSF / Banque de France, Bercy et la DGCCRF pour les règles de garanties, de fiche personnalisée, de changement, de questionnaire de santé et de comparaison du coût du crédit. Les exemples de quotité sont des calculs pédagogiques appliqués à des montants fictifs.

SERVICE-PUBLIC

Assurance emprunteur

Présente les garanties exigées, la fiche personnalisée, le libre choix et le changement d’assurance.

Référence officielle particuliers.

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CCSF · BANQUE DE FRANCE

Avis assurance emprunteur 2026

Rappelle les évolutions 2026 sur les garanties, l’invalidité et les substitutions.

Publié le 24 juin 2026.

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CCSF

Glossaire assurance emprunteur

Définit la fiche personnalisée et les caractéristiques utilisées pour apprécier l’équivalence du niveau de garantie.

Référence pédagogique officielle.

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BERCY

Questionnaire de santé

Confirme le seuil de 200 000 € par assuré et le remboursement avant 60 ans.

Référence officielle.

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DGCCRF

Contrôles assurance emprunteur

Publie les résultats de contrôles sur les pratiques de changement et d’information.

Publié en avril 2026.

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BERCY

TAEG et coût du crédit

Explique comment l’assurance obligatoire contribue au coût global du financement.

Référence crédit immobilier.

Consulter la source officielle ➜

Important : la meilleure quotité n’est pas nécessairement la moins chère. Elle doit laisser au foyer une capacité de remboursement soutenable après un sinistre.

Comparer les assurances emprunteur avec la bonne quotité

Fixez d’abord la couverture adaptée au foyer, puis comparez garanties, coût total et conditions sur cette base.

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FAQ quotité assurance emprunteur

Dix réponses chiffrées sur 50/50, 70/30, 100/50, 100/100, le coût, le seuil santé et la modification en cours de prêt.

La quotité correspond à la part du capital du prêt couverte sur chaque assuré. Pour un emprunteur seul assuré à 100 %, la totalité du capital correspondant est couverte selon les garanties du contrat. Pour deux co-emprunteurs, la couverture peut être répartie entre les deux personnes.

Exemple : 50 % / 50 % représente une couverture cumulée de 100 %, tandis que 100 % / 100 % représente une couverture cumulée de 200 %. La banque fixe dans la fiche personnalisée le niveau de couverture attendu pour le financement. La quotité ne détermine pas seule la qualité du contrat : franchise, invalidité, incapacité et exclusions restent également décisives.

Le choix dépend surtout de la dépendance financière entre les deux co-emprunteurs. Une répartition 50 % / 50 % peut convenir lorsque les revenus sont proches et que chacun peut continuer à assumer sa part du prêt après un sinistre touchant l’autre.

Une couverture 100 % / 100 % protège davantage : chacun est assuré sur la totalité du capital. En cas de décès de l’un, le remboursement peut donc porter sur 100 % du capital restant dû selon les conditions du contrat. Cette protection maximale coûte généralement plus cher. Entre les deux, des répartitions comme 70/30 ou 100/50 permettent d’adapter la couverture aux revenus du foyer.

Le calcul est simple : capital concerné × quotité de l’assuré. Sur un prêt de 300 000 €, une quotité de 50 % correspond à 150 000 € de capital assuré sur cette personne. À 70 %, la couverture atteint 210 000 € et à 100 %, elle atteint 300 000 €.

Pour deux emprunteurs, additionnez les quotités pour connaître la couverture cumulée. Une répartition 70 % / 30 % représente 100 % au total. Une répartition 100 % / 50 % représente 150 %. Ces pourcentages servent à dimensionner la protection ; l’indemnisation réelle dépend ensuite du sinistre, du capital restant dû et des conditions prévues par le contrat.

La banque peut fixer le niveau de couverture qu’elle exige pour accorder le financement. Service-Public indique que ces exigences figurent dans la fiche personnalisée, avec les garanties et caractéristiques retenues pour le prêt. Il n’existe donc pas une répartition unique valable pour tous les dossiers.

Dans un prêt à deux, la banque peut par exemple exiger une couverture totale de 100 % ou demander une répartition différente selon le dossier et sa politique de risque. Le contrat externe doit atteindre le niveau prévu pour être accepté. Si vous souhaitez augmenter la quotité au-delà du minimum demandé, vous pouvez généralement renforcer la protection, mais le coût d’assurance augmente souvent en conséquence.

Plus la part assurée est élevée, plus le capital couvert augmente, ce qui tend à augmenter le coût de l’assurance. Sur un prêt de 300 000 €, passer d’une couverture de 50 % à 100 % sur une personne revient à faire passer le capital assuré de 150 000 € à 300 000 €.

Pour un couple, 50/50 correspond à 300 000 € de capital assuré cumulé dans cet exemple, alors que 100/100 représente 600 000 € de couverture cumulée. Le tarif réel dépend aussi de l’âge, des garanties, de la durée, du statut de fumeur et du mode de calcul. La bonne quotité vise donc d’abord le bon niveau de protection avant l’optimisation du prix.

Oui, si cette répartition respecte les exigences de la banque. Une quotité 70/30 peut être cohérente lorsque l’un des co-emprunteurs fournit une part nettement plus importante des revenus du foyer. Elle permet de renforcer la couverture sur la personne dont la disparition ou l’invalidité aurait le plus d’impact financier.

Sur un prêt de 250 000 €, 70 % représentent 175 000 € de couverture sur le premier emprunteur et 30 % représentent 75 000 € sur le second. Le total reste 250 000 €, soit 100 % du capital. Cette répartition doit toutefois être testée avec la mensualité restante et les revenus du survivant.

Une répartition 100/50 signifie qu’un co-emprunteur est couvert sur la totalité du prêt et l’autre sur la moitié. La couverture cumulée atteint donc 150 %. Ce montage peut être pertinent lorsque l’un des revenus est essentiel au remboursement et que le foyer souhaite malgré tout couvrir partiellement le second emprunteur.

Sur un capital restant dû de 200 000 €, un sinistre affectant l’emprunteur assuré à 100 % peut conduire à une prise en charge jusqu’à 200 000 € selon la garantie et le contrat. Pour l’emprunteur assuré à 50 %, la prise en charge maximale correspondrait à 100 000 € dans le même exemple. Le coût est généralement supérieur à une couverture 50/50.

Une modification peut être envisagée, mais elle nécessite l’accord des parties concernées et doit rester compatible avec les exigences du prêteur. Si vous changez d’assurance grâce à la loi Lemoine, la nouvelle proposition peut intégrer une répartition différente à condition que la banque accepte le niveau de couverture.

Service-Public rappelle que le prêteur dispose de 10 jours ouvrés pour établir l’avenant après acceptation d’une substitution. Avant de modifier une quotité, vérifiez l’effet sur le prix et la protection. Passer de 50/50 à 100/100 double la couverture cumulée de 100 % à 200 % et peut donc augmenter sensiblement la cotisation.

Oui, elle peut avoir un effet indirect parce que la loi Lemoine raisonne sur la part assurée par personne. Bercy rappelle que le questionnaire de santé est supprimé lorsque cette part est inférieure ou égale à 200 000 € par assuré et que le prêt est totalement remboursé avant les 60 ans de l’assuré.

Sur un prêt de 300 000 € à deux, une quotité de 50 % correspond à 150 000 € assurés par personne, tandis qu’une quotité de 100 % correspond à 300 000 € sur chaque tête. La répartition peut donc modifier l’application du seuil médical, sous réserve que toutes les conditions légales soient réunies.

Lorsque les revenus sont déséquilibrés, la quotité peut être renforcée sur le revenu principal. Une répartition 70/30, 80/20 ou 100/50 peut mieux refléter le risque financier qu’une répartition automatique 50/50. Il faut mesurer ce que le foyer pourrait encore rembourser après un décès ou une invalidité.

Exemple : si le premier emprunteur apporte 70 % des revenus du foyer, une couverture supérieure sur sa tête peut être cohérente. Mais le ratio de revenus n’est pas une formule obligatoire : charges fixes, épargne de précaution, pensions, prévoyance professionnelle et capacité du survivant doivent aussi être intégrées. La fiche personnalisée fixe enfin le minimum accepté par la banque.

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Le guide assurance emprunteur reprend garanties, loi Lemoine, santé, délégation, changement et coût.

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