LMNP · fiscalité · investissement locatif

LMNP 2026 : statut, fiscalité et choix entre micro-BIC et réel

Le LMNP permet de louer un logement meublé en déclarant les loyers dans la catégorie des BIC. En 2026, les points décisifs sont le seuil de passage vers le LMP, le choix entre micro-BIC et réel, l’amortissement, les formalités SIRET/CFE et la fiscalité de la revente.

Définition

LMNP : ce que le statut signifie réellement en 2026

Le sigle LMNP signifie « loueur en meublé non professionnel ». Il ne s’agit pas d’une réduction d’impôt autonome : c’est la qualification fiscale d’une activité de location meublée exercée à titre non professionnel. Les loyers ne sont pas déclarés comme revenus fonciers, mais comme bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Vous restez non professionnel dès lors qu’au moins une des deux conditions du loueur professionnel n’est pas remplie. Le passage en LMP suppose que les recettes annuelles de location meublée du foyer fiscal dépassent 23 000 € et qu’elles dépassent aussi les autres revenus d’activité du foyer pris en compte par le Code général des impôts. Les deux critères sont cumulatifs.

23 000 €Ce seuil seul ne suffit pas, fiscalement, à vous faire basculer en LMP.
BICLes loyers meublés relèvent d’une catégorie différente des revenus fonciers de la location nue.
Foyer fiscalLa qualification LMNP/LMP s’apprécie au niveau de l’ensemble du foyer.
À retenir : le LMNP n’est pas réservé à un type précis de bien. Studio, appartement ou maison peuvent relever de la location meublée, à condition de respecter les règles de location et d’équipement. Les locations touristiques ont toutefois des règles fiscales spécifiques qu’il faut distinguer de la location meublée longue durée.
Simulation

Tester votre projet LMNP

Utilisez le module ci-dessous pour obtenir une première estimation liée à votre projet. Une simulation reste indicative : elle ne remplace ni une étude fiscale personnalisée ni la vérification du régime applicable à votre situation.

Transparence : ce module est fourni par un partenaire externe. Assurino peut être rémunéré lorsqu’un utilisateur poursuit une démarche auprès d’un partenaire.
Choix fiscal

Micro-BIC ou régime réel : le choix qui change le résultat imposable

Pour une location meublée d’habitation de longue durée, le plafond micro-BIC applicable aux recettes 2026 est de 83 600 €. Le chiffre de 77 700 € reste néanmoins correct pour les recettes 2025 déclarées au printemps 2026. Cette différence de millésime explique une grande partie des informations contradictoires visibles en ligne.

Au micro-BIC, l’administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes de location meublée longue durée ; les charges réelles ne sont alors pas déduites une seconde fois. Au réel, le bénéfice est déterminé à partir des recettes, des charges effectivement déductibles et, sous conditions, de l’amortissement des immobilisations.

CritèreMicro-BICRégime réelQuestion à se poser
Recettes 2026Possible de plein droit jusqu’à 83 600 € pour la location meublée d’habitation, sous réserve des règles d’appréciation du seuil.Applicable au-delà du seuil ou sur option lorsqu’elle est possible.À quelle année correspondent les recettes comparées au plafond ?
Base imposableRecettes brutes diminuées d’un abattement de 50 %.Recettes diminuées des charges déductibles et des amortissements admis.Vos charges et amortissements potentiels dépassent-ils réellement l’abattement ?
AmortissementNon déductible séparément.Oui, sous conditions comptables et avec une limite empêchant l’amortissement de créer un déficit.Quelle part du prix du bien, des meubles et travaux est amortissable ?
GestionPlus simple : déclaration des recettes, sans déduction détaillée des charges.Comptabilité, déclaration de résultat n° 2031 et annexes.Le gain fiscal potentiel compense-t-il la charge de gestion ?
Profil fréquentCharges limitées et priorité à la simplicité.Financement, charges, mobilier ou travaux significatifs susceptibles de réduire le résultat.Comparer sur plusieurs années, pas seulement sur la première.
Exemple pédagogique : avec 18 000 € de recettes en location longue durée, le micro-BIC conduit à une base imposable de 9 000 € avant application du barème de l’impôt. Au réel, si les charges admises et amortissements déductibles conduisent à un résultat inférieur à 9 000 €, le réel peut réduire la base imposable ; l’intérêt exact dépend toutefois de la comptabilité du bien, du financement et de la durée de détention.
Amortissement

Pourquoi l’amortissement est central au LMNP réel — et pourquoi il n’efface pas tout

Au régime réel, l’amortissement permet de constater comptablement la perte de valeur liée au temps et à l’usage de certains éléments inscrits à l’actif, notamment le logement hors valeur du terrain et les meubles. Il ne s’agit pas d’une sortie de trésorerie annuelle, mais d’une charge comptable encadrée.

Fiscalement, l’amortissement déductible d’une location meublée est plafonné : il ne peut pas dépasser la différence entre les loyers et les autres charges déductibles. Il ne peut donc pas, à lui seul, créer ou aggraver un déficit. L’administration donne l’exemple de 10 000 € de loyers, 8 000 € de charges et 3 000 € d’amortissement comptable : seuls 2 000 € d’amortissement sont immédiatement déductibles et le reliquat de 1 000 € est différé.

Les amortissements non déduits peuvent être reportés sur les exercices suivants sans limitation de durée tant que les conditions sont remplies. À l’inverse, les déficits LMNP provenant des charges sont reportables pendant 10 ans, uniquement sur des revenus issus d’une activité de location meublée non professionnelle.

Les 6 guides satellites sont désormais reliés à cette page pilier afin de couvrir chaque sous-intention sans diluer le rôle de la page principale.
Démarches

De la mise en location à la déclaration : les 5 étapes à ne pas rater

Le LMNP comporte peu de formalités par rapport à une société, mais les obligations ne se limitent pas à déclarer les loyers une fois par an. Le début d’activité, la CFE et les règles de décence du logement doivent être anticipés.

1Équiper le logementUn logement meublé constituant la résidence principale doit comporter au minimum les 11 catégories d’équipements prévues par le décret de 2015.
2Vérifier la décenceEn métropole, un logement classé G au DPE ne peut plus être loué avec un bail d’habitation depuis le 1er janvier 2025.
3Déclarer l’activitéLa création ou le début d’activité doit être déclaré en ligne dans les 15 jours suivant le premier jour de location afin d’obtenir le SIRET.
4Choisir le régimeMicro-BIC ou réel : le choix doit être cohérent avec les recettes, charges, amortissements et obligations comptables.
5Gérer CFE et déclarationsLa location meublée est en principe soumise à la CFE, avec notamment une exonération générale lorsque les recettes n’excèdent pas 5 000 €.
Location meublée

Un vrai meublé doit permettre au locataire de vivre normalement dans le logement

Pour un logement meublé utilisé comme résidence principale, le décret impose une liste minimale comprenant notamment literie, occultation des fenêtres des chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment froid adapté, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et sièges, rangements, luminaires et matériel d’entretien.

La fiscalité LMNP ne dispense pas de respecter le droit locatif. En 2026, le DPE est également un point d’investissement concret : les logements classés G ne peuvent plus être loués avec un bail d’habitation en métropole, les logements F seront concernés à partir de 2028 et les logements E à partir de 2034. Un prix d’achat attractif doit donc être rapproché du coût de rénovation énergétique et de la période pendant laquelle le bien restera louable.

Décision d’achat : la rentabilité brute ne suffit pas. Pour un projet LMNP, il faut mettre en regard le prix, les travaux, le DPE, le mobilier, les charges, le financement, la fiscalité et la revente. Une économie fiscale ne compense pas un actif difficile à louer ou coûteux à remettre aux normes.
Revente

Plus-value LMNP : ce qui a changé depuis le 15 février 2025

Lorsque le bailleur est LMNP au moment de la vente, la plus-value reste soumise au régime des plus-values immobilières des particuliers. Mais la loi de finances pour 2025 a modifié le calcul pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025.

Pour un LMNP relevant d’un régime BIC réel, les amortissements pratiqués et déduits pour déterminer le résultat imposable doivent désormais être réintégrés dans le calcul de la plus-value. Cela réduit l’ancien avantage consistant à bénéficier de l’amortissement pendant la détention sans que celui-ci n’affecte ensuite la base de la plus-value.

Cette réforme ne rend pas le régime réel automatiquement défavorable : l’intérêt doit être apprécié sur toute la durée du projet, en comparant les économies fiscales pendant l’exploitation, les coûts comptables, l’horizon de détention et la fiscalité de sortie.

Cas particuliers

Trois situations où les règles changent sensiblement

SituationRègle cléConséquence pratique
Meublé de tourisme non classéLe plafond micro-BIC est de 15 000 € et l’abattement de 30 %.Ne pas appliquer automatiquement les seuils et abattements de la location longue durée.
IndivisionL’administration indique qu’un logement détenu en indivision ne bénéficie pas du régime micro.Le régime réel devient un point à traiter dès la structuration du projet.
Recettes élevéesLe seuil fiscal LMNP/LMP de 23 000 € doit être rapproché des autres revenus d’activité ; les règles sociales ont leur propre logique.Éviter de déduire son statut social de la seule étiquette fiscale LMNP.
Architecture du cluster

Les 6 sujets LMNP à approfondir séparément

Cette page reste volontairement centrée sur la compréhension globale et la décision. Les sous-intentions suivantes justifient chacune un guide dédié afin d’aller plus loin sans diluer le rôle de la page pilier.

Satellite 1

Amortissement LMNP

Calcul, actifs amortissables, limite de déduction, report des amortissements et exemples chiffrés.

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Satellite 2

Déclaration LMNP

2042-C-PRO, 2031 au réel, calendrier, recettes à reporter et erreurs de déclaration à éviter.

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Satellite 3

Fiscalité LMNP : micro-BIC ou réel

Comparaison approfondie des deux régimes et méthode pour déterminer le point de bascule.

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Satellite 4

Plus-value LMNP

Réintégration des amortissements depuis 2025, durée de détention et logique du calcul à la revente.

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Satellite 5

Immatriculation LMNP et SIRET

Guichet unique, délai de 15 jours, choix du régime et informations demandées au démarrage.

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Satellite 6

CFE LMNP

Principe, exonérations, première année, avis dématérialisé et situations fréquentes.

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Les liens internes seront ajoutés au fur et à mesure de la publication de ces guides afin d’éviter de créer des URL fictives ou des liens morts.
Décision

Le LMNP est surtout un arbitrage entre simplicité, fiscalité et durée de détention

Un projet avec peu de charges peut trouver dans le micro-BIC une solution simple et lisible. Un projet financé, avec intérêts, frais, mobilier ou travaux, peut rendre le réel plus intéressant grâce à la déduction des charges et à l’amortissement. Mais la bonne comparaison ne s’arrête plus au montant d’impôt économisé chaque année : depuis la réforme de la plus-value, il faut aussi intégrer la sortie.

La méthode la plus robuste consiste à comparer les deux régimes sur une période réaliste, avec les mêmes hypothèses de loyer, vacance, charges, travaux, financement et prix de revente. Le résultat fiscal n’est qu’une composante de la rentabilité nette.

Micro-BICSimple, lisible, mais sans déduction séparée des charges ni amortissement.
RéelPlus technique, mais potentiellement plus efficace lorsque les charges et amortissements sont importants.
ReventeÀ intégrer dès l’achat depuis la modification du calcul de la plus-value applicable depuis 2025.
Sources

Sources officielles utilisées pour cette mise à jour 2026

Les seuils et règles fiscales évoluent. Cette page s’appuie prioritairement sur des sources publiques mises à jour en 2026.

FAQ LMNP 2026

Les réponses ci-dessous portent sur les règles générales applicables en 2026 et distinguent autant que possible l’année d’encaissement des recettes de l’année de déclaration.

Oui. La location meublée non professionnelle continue d’exister en 2026. Plusieurs règles ont évolué, notamment le plafond micro-BIC applicable aux recettes 2026 et le calcul de la plus-value au réel depuis les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, mais le principe du LMNP et l’amortissement au réel n’ont pas disparu.
Fiscalement, vous êtes non professionnel si au moins l’un des deux critères du LMP n’est pas rempli. Le LMP suppose à la fois plus de 23 000 € de recettes annuelles de location meublée au niveau du foyer et des recettes supérieures aux autres revenus d’activité retenus pour la comparaison.
Non pour la qualification fiscale. Le seuil de 23 000 € est l’un des deux critères cumulatifs : les recettes meublées doivent aussi dépasser les autres revenus d’activité du foyer. Les règles d’affiliation et de cotisations sociales doivent toutefois être analysées séparément.
Pour une location meublée d’habitation de longue durée, le seuil micro-BIC applicable aux recettes 2026 à 2028 est de 83 600 €. Pour les recettes 2025 déclarées en 2026, le seuil reste 77 700 €. Il faut donc toujours rattacher le plafond à l’année d’encaissement.
L’abattement forfaitaire est de 50 % pour la location meublée d’habitation de longue durée. Les charges réelles ne sont pas ensuite déduites séparément : l’abattement est censé les représenter.
Non. Le réel peut être plus favorable lorsque les charges déductibles et amortissements sont élevés, mais il impose une comptabilité plus complète et son intérêt dépend aussi de la durée de détention et de la fiscalité de sortie. Il faut comparer les deux régimes avec les chiffres du projet.
Oui, au régime réel et sous conditions comptables. Le terrain n’est pas amortissable ; il faut donc distinguer sa valeur de celle des éléments amortissables. Les meubles peuvent également être amortis lorsqu’ils répondent aux règles applicables.
Non. La déduction fiscale de l’amortissement est limitée de façon à ne pas créer ou augmenter un déficit lié à l’amortissement. La fraction non utilisée peut être différée et reportée selon les règles fiscales de la location meublée.
Les déficits provenant d’une activité LMNP sont reportables pendant 10 ans, mais uniquement sur des revenus issus d’une location meublée non professionnelle. Ils ne s’imputent pas sur les salaires ni, de manière générale, sur le revenu global du foyer.
Oui. Le début d’activité doit être déclaré sur le guichet des formalités des entreprises dans les 15 jours suivant le premier jour de location. Cette démarche permet notamment d’obtenir le SIRET et d’indiquer le régime fiscal choisi.
La location meublée est en principe soumise à la cotisation foncière des entreprises, y compris pour un particulier. Il existe cependant plusieurs exonérations ; notamment, l’administration prévoit une exonération générale lorsque le chiffre d’affaires ou les recettes ne dépassent pas 5 000 €.
Pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, un LMNP au régime réel doit réintégrer dans le calcul de la plus-value les amortissements précédemment déduits du résultat imposable. La plus-value reste toutefois, pour le LMNP, dans le régime des plus-values immobilières des particuliers.
Le décret fixe 11 catégories minimales d’équipements pour un logement meublé constituant la résidence principale du locataire : literie, occultation des chambres, cuisson, four ou micro-ondes, froid, vaisselle, ustensiles, table et sièges, rangements, luminaires et matériel d’entretien.
Pour un bail d’habitation en métropole, non : depuis le 1er janvier 2025, seuls les logements classés A à F peuvent être loués. La contrainte s’étendra aux logements F à partir de 2028, puis aux logements E à partir de 2034.
Non. Pour un meublé de tourisme non classé, le régime micro-BIC est soumis à un plafond de 15 000 € et à un abattement de 30 %. Il ne faut donc pas appliquer le plafond de 83 600 € de la location meublée d’habitation longue durée à cette activité.
L’administration fiscale indique que la détention d’un logement ou local en indivision exclut le bénéfice du régime micro pour la location meublée. Le régime réel doit donc être anticipé dès la structuration et la déclaration du projet.