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Assurance emprunteur · santé · AERAS

Questionnaire santé assurance emprunteur : seuils, AERAS et droit à l’oubli en 2026

Le questionnaire de santé n’est plus demandé dans certains crédits immobiliers depuis la loi Lemoine. Lorsqu’il reste autorisé, il sert à apprécier le risque médical, peut conduire à des examens complémentaires et doit être rempli avec précision. Droit à l’oubli et convention AERAS complètent ce dispositif.

Questionnaire santé : quand est-il supprimé en 2026 ?

Depuis le 1er juin 2022, l’assureur ne peut plus demander d’informations médicales ni d’examen lorsque deux conditions sont réunies. La part assurée par personne doit être inférieure ou égale à 200 000 € et le prêt doit être intégralement remboursé avant le 60e anniversaire de l’assuré.

Les deux conditions sont cumulatives. Cette règle concerne la part de capital assurée sur chaque tête et non uniquement le montant total du crédit. Avant toute simulation, il faut donc vérifier le capital assuré par personne, la quotité et l’âge prévu au dernier remboursement.

200 000 €maximum de part assurée par personne.
60 ansâge avant lequel le prêt doit être intégralement remboursé.
2 conditionsà respecter simultanément.
Seuils

Questionnaire santé : dans quels cas peut-il encore être demandé ?

Lecture claire des seuils santé, des questions médicales et des dispositifs qui protègent l’accès au crédit.

Part assuréeÂge à la fin du prêtQuestionnaireLecture
150 000 €58 ansNonLes deux conditions de suppression sont réunies.
200 000 €59 ansNonLe seuil légal est respecté, sous réserve des autres conditions applicables.
250 000 €55 ansOui, possibleLe montant assuré dépasse 200 000 €.
180 000 €63 ansOui, possibleLe remboursement intervient après 60 ans.
À retenir : Il faut respecter simultanément le seuil de capital assuré et l’âge maximal à la fin du remboursement.

À quoi sert le questionnaire lorsqu’il reste autorisé ?

Le questionnaire médical permet à l’assureur d’apprécier l’état de santé et le risque à couvrir. Il peut influencer le tarif, les garanties proposées et, dans certains dossiers, conduire à des demandes d’examens complémentaires.

Bercy mentionne notamment l’âge, la taille, le poids, le tabagisme, certains traitements, maladies, handicaps ou hospitalisations. Cela ne signifie pas que tous les formulaires contiennent exactement les mêmes questions. L’assuré doit répondre au questionnaire qui lui est effectivement présenté.

Contenu

Ce que le questionnaire peut examiner lorsqu’il est autorisé

Lecture claire des seuils santé, des questions médicales et des dispositifs qui protègent l’accès au crédit.

RubriqueExemplesPourquoi c’est demandéVigilance
ProfilÂge, taille, poidsApprécier certains facteurs de risque.Répondre exactement à la question posée.
HabitudesTabac, alcoolÉvaluer des risques pouvant influencer la tarification.Ne pas minimiser une consommation déclarable.
TraitementsMédicaments ou suivi médicalComprendre un état de santé actuel ou passé.Respect du secret médical.
PathologiesMaladie, handicap, antécédentsMesurer le niveau de risque couvert.Vérifier le droit à l’oubli avant de déclarer un antécédent éligible.
HospitalisationsPassées ou prévuesCompléter l’analyse médicale.Des examens complémentaires peuvent être demandés.
À retenir : Dans un achat immobilier, les informations médicales sont traitées par le personnel médical de l’assureur, pas par le conseiller bancaire ou l’agent immobilier.

Secret médical : qui peut accéder à vos informations de santé ?

Les données médicales transmises dans le questionnaire sont protégées par le secret médical. Bercy précise que, dans le cadre d’un achat immobilier, seul le personnel médical de l’assureur que vous saisissez est habilité à se renseigner sur votre état de santé par ce questionnaire.

Le conseiller bancaire ou l’agent immobilier ne doit donc pas recueillir directement ces informations médicales. Cette séparation protège la confidentialité du dossier de santé tout en permettant à l’assureur de réaliser son analyse lorsque la sélection médicale est légalement autorisée.

Répondre de bonne foi : pourquoi une fausse déclaration peut être lourde de conséquences

Lorsqu’un questionnaire est légalement demandé, il doit être rempli sincèrement. L’article L113-8 du Code des assurances prévoit la nullité du contrat en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle lorsque celle-ci modifie l’objet du risque ou l’appréciation de l’assureur.

Une inexactitude sans mauvaise foi relève d’un autre cadre. L’article L113-9 prévoit notamment que l’omission ou la déclaration inexacte sans mauvaise foi n’entraîne pas automatiquement la nullité. Il peut toutefois y avoir adaptation de la prime ou résiliation selon le moment où l’erreur est découverte.

Le médecin peut-il vous aider à remplir le questionnaire ?

AERAS indique qu’un questionnaire simplifié peut généralement être rempli seul. Si votre médecin accepte, il peut vous aider à comprendre certaines questions. Pour un formulaire détaillé concernant une pathologie, le médecin qui suit cette affection peut aider à renseigner des données objectives du dossier médical.

La signature reste néanmoins celle de l’emprunteur. C’est donc vous qui assumez les réponses transmises à l’assureur. L’aide médicale est utile pour éviter les erreurs de dates, traitements ou diagnostics, mais elle ne transfère pas la responsabilité de la déclaration au professionnel de santé.

Droit à l’oubli : ne pas déclarer certains anciens cancers ou hépatites C

Le droit à l’oubli permet, sous conditions, de ne pas déclarer un ancien cancer ou une ancienne hépatite virale C. AERAS fixe un délai de 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, à condition qu’aucune rechute ne soit constatée.

Le contrat d’assurance doit aussi arriver à échéance avant le 71e anniversaire de l’emprunteur. Lorsqu’il s’applique, l’antécédent concerné ne doit pas être déclaré et ne doit pas entraîner de surprime ou d’exclusion liée à cette pathologie. Ce mécanisme reste distinct de la suppression complète du questionnaire par la loi Lemoine.

AERAS : lorsque le risque de santé complique l’accès à l’assurance

La convention AERAS s’applique automatiquement lorsqu’un problème de santé empêche d’obtenir une assurance aux conditions habituelles. Elle organise l’examen du dossier et comprend notamment le droit à l’oubli et une grille de référence régulièrement actualisée.

La grille peut concerner une part assurée jusqu’à 420 000 € pour les prêts immobiliers ou professionnels répondant à ses conditions, avec une échéance du contrat avant le 71e anniversaire. Selon la pathologie et le délai, elle peut prévoir un accès sans surprime ni exclusion ou avec une surprime maximale encadrée.

AERAS

Droit à l’oubli et grille de référence : ne pas les confondre

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DispositifCondition cléLimite / seuilEffet
Droit à l’oubliCancer ou hépatite virale C, protocole terminé depuis plus de 5 ans, sans rechute.Échéance du contrat avant 71 ans.L’antécédent éligible n’a pas à être déclaré.
Grille AERASPathologie figurant dans la grille et conditions respectées.Part assurée jusqu’à 420 000 € pour les prêts concernés.Standard, absence d’exclusion ou surprime plafonnée selon le cas.
Convention AERASRisque aggravé de santé empêchant un accès habituel.Application automatique du dispositif.Examen du dossier selon les niveaux prévus.
Questionnaire supprimé≤ 200 000 € par assuré + fin avant 60 ans.Deux conditions cumulatives.Aucune information de santé ni examen médical demandé.
À retenir : Le droit à l’oubli, la grille AERAS et la suppression du questionnaire sont trois mécanismes distincts qui peuvent concerner des situations différentes.

Examens complémentaires : quand peuvent-ils être demandés ?

Bercy précise que l’assureur peut demander des examens médicaux supplémentaires lorsqu’il estime nécessaire de mieux apprécier le risque. Cette possibilité peut intervenir après les réponses du questionnaire, par exemple lorsqu’un antécédent ou un traitement nécessite une information complémentaire.

En revanche, si les conditions de suppression du questionnaire sont réunies, l’assureur ne peut pas demander d’examen médical pour contourner l’interdiction. Le seuil de 200 000 € par assuré et la fin du remboursement avant 60 ans sont donc à vérifier avant toute demande médicale.

Quotité et co-emprunteurs : le même prêt peut produire deux situations médicales différentes

La règle est individuelle. Sur un prêt souscrit à deux, la part assurée dépend de la quotité affectée à chaque personne. Une répartition 70/30 sur 400 000 € représente 280 000 € sur la première tête et 120 000 € sur la seconde.

Le premier co-emprunteur dépasse alors le seuil financier de suppression, tandis que le second reste en dessous. Il faut ensuite vérifier l’âge à la fin du crédit pour chacun. Une seule offre de prêt peut donc créer deux traitements médicaux différents selon les quotités.

Co-emprunteurs

Même prêt, résultat santé différent selon la quotité

Lecture claire des seuils santé, des questions médicales et des dispositifs qui protègent l’accès au crédit.

Prêt totalRépartitionPart assurée / personneLecture santé
300 000 €50 / 50150 000 € chacunSous le seuil financier pour les deux, sous réserve de l’âge de fin.
300 000 €100 / 100300 000 € chacunLes deux dépassent le seuil de 200 000 €.
400 000 €50 / 50200 000 € chacunAu seuil légal pour chacun, sous réserve de la fin avant 60 ans.
400 000 €70 / 30280 000 € / 120 000 €Le premier dépasse le seuil, le second reste sous 200 000 €.
À retenir : La quotité doit protéger correctement le foyer : elle ne doit pas être réduite artificiellement dans le seul but d’éviter le questionnaire.

Surprime, exclusion ou acceptation standard : ce que peut produire l’analyse médicale

Lorsque la sélection médicale est autorisée, l’assureur peut accepter le risque au tarif standard, proposer une surprime, exclure certaines garanties ou demander des examens complémentaires. La réponse dépend du profil, du type de pathologie et des conditions de souscription du contrat.

La convention AERAS peut améliorer l’accès au contrat lorsqu’un risque aggravé est identifié. La grille de référence précise certaines pathologies et conditions permettant un accès standard ou proche du standard. Il est donc utile de comparer plusieurs assureurs, car la tarification et certaines exclusions peuvent varier.

Comment préparer un questionnaire santé en 6 étapes

1
Vérifier s’il est légalement requis Calculez la part assurée par personne et l’âge prévu au dernier remboursement.
2
Rassembler les informations utiles Traitements, dates d’hospitalisation, diagnostics et suivis doivent être exacts lorsqu’ils sont demandés.
3
Vérifier le droit à l’oubli Ne déclarez pas un antécédent éligible que le dispositif vous autorise à ne plus mentionner.
4
Répondre uniquement aux questions Soyez précis, sans omission intentionnelle et sans ajouter des informations qui ne sont pas demandées.
5
Demander de l’aide si nécessaire Votre médecin peut vous aider pour un questionnaire complexe, mais vous restez signataire.
6
Conserver une copie Gardez le formulaire transmis et les justificatifs en cas de question ultérieure sur la déclaration.

Ce que les contrôles 2026 ont montré

La DGCCRF a contrôlé 61 professionnels en 2023-2024 pour vérifier l’application de la loi Lemoine. Quinze présentaient au moins un manquement, soit environ 25 %. Les anomalies concernaient notamment l’information, les délais de changement et l’interdiction d’utiliser le questionnaire de santé dans certains dossiers.

La DGCCRF cite notamment une banque qui continuait à imposer un questionnaire alors que les conditions de suppression étaient réunies. Elle a fait l’objet d’un procès-verbal pénal pour pratique commerciale trompeuse. Ces contrôles montrent l’intérêt de connaître les seuils et de conserver les preuves de ses échanges.

Questionnaire santé et changement d’assurance

La loi Lemoine permet de changer d’assurance à tout moment, mais les règles médicales du nouveau contrat doivent être analysées au moment de la substitution. Un emprunteur peut avoir signé son contrat initial avec questionnaire et, plusieurs années plus tard, se retrouver dans une situation où la sélection médicale n’est plus autorisée.

Le CCSF a recensé 496 654 demandes de substitution en 2024 avec un taux d’acceptation proche de 94 %. Avant de demander un nouveau contrat, vérifiez le capital restant dû, la quotité assurée et votre âge à la fin du prêt pour savoir quel régime médical s’applique.

Sources officielles et repères 2026

Cette page s’appuie sur Bercy, la DGCCRF, le CCSF / Banque de France, AERAS et Légifrance pour les seuils de suppression, le contenu du questionnaire, le secret médical, le droit à l’oubli, la grille AERAS et les conséquences des déclarations inexactes.

BERCY

Questionnaire de santé

Confirme les seuils 200 000 € / 60 ans, le secret médical, les informations pouvant être demandées et les examens complémentaires.

Mise à jour officielle 2025, règles applicables en 2026.

Consulter la source officielle ➜
DGCCRF

Contrôles loi Lemoine

61 professionnels contrôlés, 15 avec au moins un manquement, dont des usages irréguliers du questionnaire santé.

Publié le 17 avril 2026.

Consulter la source officielle ➜
CCSF · BANQUE DE FRANCE

Bilan 2026

Rappelle les seuils de suppression et publie les données récentes sur les changements d’assurance.

Publié le 24 juin 2026.

Consulter la source officielle ➜
AERAS

Convention AERAS

Présente le droit à l’oubli, la grille de référence et le plafond porté à 420 000 € pour le dispositif concerné.

Convention actualisée.

Consulter la source officielle ➜
AERAS

Questions des emprunteurs

Précise le rôle du médecin, la responsabilité de l’emprunteur et le droit à l’oubli à 5 ans.

Site officiel AERAS.

Consulter la source officielle ➜
LÉGIFRANCE

Déclarations inexactes

Article L113-8 : conséquences d’une fausse déclaration intentionnelle affectant l’appréciation du risque.

Code des assurances.

Consulter la source officielle ➜

Important : si le questionnaire est autorisé, répondez avec exactitude. S’il est interdit dans votre situation, l’assureur ne peut pas contourner la règle par un examen médical.

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FAQ questionnaire santé assurance emprunteur

Dix réponses chiffrées sur les seuils 200 000 € / 60 ans, AERAS, le droit à l’oubli, les examens et les déclarations médicales.

Depuis le 1er juin 2022, l’assureur ne peut pas demander de questionnaire de santé ni d’examen médical lorsque deux conditions sont réunies. La part assurée par personne doit être inférieure ou égale à 200 000 € et le remboursement total du prêt doit être prévu avant le 60e anniversaire de l’assuré.

Ces deux critères sont cumulatifs. Un assuré couvert pour 180 000 € mais dont le crédit se termine à 63 ans ne remplit pas la deuxième condition. À l’inverse, un assuré qui termine à 55 ans mais porte 250 000 € de capital dépasse le seuil financier. Il faut donc vérifier simultanément montant assuré, quotité et âge de fin.

Le seuil est apprécié par personne assurée. Pour un crédit de 300 000 € souscrit à deux avec une quotité 50/50, chaque co-emprunteur est assuré pour 150 000 €. Le premier critère de suppression du questionnaire peut donc être rempli pour chacun.

Avec une couverture 100/100 sur le même prêt, chaque personne porte 300 000 € de capital assuré et dépasse le seuil de 200 000 €. La quotité peut ainsi modifier l’application de la règle santé sans que le montant global du financement change. Il reste ensuite à vérifier l’âge de chaque assuré au terme du prêt.

Bercy indique que le questionnaire peut porter sur l’âge, la taille, le poids, le tabagisme ou la consommation d’alcool, les traitements médicaux, certaines maladies, un handicap ou des hospitalisations passées ou prévues. L’assureur utilise ces informations pour apprécier le risque et déterminer les garanties et la tarification.

Lorsqu’une sélection médicale est autorisée, il peut aussi demander des examens complémentaires. Les réponses sont protégées par le secret médical. Dans un achat immobilier, seul le personnel médical de l’assureur concerné est habilité à recueillir ces renseignements de santé : ni le conseiller bancaire ni l’agent immobilier ne doivent remplir ce rôle. Le questionnaire peut donc comporter plusieurs rubriques, mais il reste encadré. Lorsque les conditions de suppression sont réunies depuis le 1er juin 2022, aucune de ces questions médicales ne peut être imposée.

Oui. Lorsqu’un questionnaire est légalement demandé, les réponses doivent être sincères et précises. L’article L113-8 du Code des assurances prévoit la nullité du contrat en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle lorsque celle-ci modifie l’appréciation du risque par l’assureur.

Une erreur sans mauvaise foi n’a pas automatiquement les mêmes conséquences : l’article L113-9 prévoit notamment des mécanismes d’ajustement ou de résiliation selon le moment où l’inexactitude est découverte. Le bon réflexe est donc de répondre uniquement à ce qui est demandé, sans cacher volontairement une information. Pour un questionnaire médical complexe, AERAS précise que le médecin peut aider, mais l’assuré reste celui qui signe et assume les réponses.

AERAS précise qu’un questionnaire simplifié peut généralement être rempli seul. Si le médecin accepte, il peut aider à comprendre certaines questions. Pour un questionnaire détaillé lié à une pathologie, le médecin qui suit cette affection peut aussi aider à fournir les données objectives du dossier médical.

En revanche, c’est bien l’emprunteur qui doit signer le document et prendre la responsabilité des réponses. Ce point est important parce qu’une fausse déclaration intentionnelle peut avoir des conséquences lourdes sur le contrat. L’aide du médecin ne transforme donc pas le questionnaire en certificat rédigé par lui. AERAS distingue 2 situations utiles : le questionnaire simplifié, généralement rempli seul, et le questionnaire détaillé par pathologie, pour lequel le médecin peut aider. Dans les deux cas, l’assuré reste responsable de ce qu’il déclare.

Le droit à l’oubli permet à certaines personnes ayant eu un cancer ou une hépatite virale C de ne plus déclarer cet antécédent dans le questionnaire médical. AERAS indique que le protocole thérapeutique doit être terminé depuis plus de 5 ans et qu’aucune rechute ne doit avoir été constatée.

Le contrat d’assurance doit aussi arriver à échéance avant le 71e anniversaire pour le dispositif concerné. Lorsque les conditions sont respectées, l’antécédent n’a pas à être déclaré et ne doit pas entraîner de surprime ou d’exclusion liée à cette pathologie. Le droit à l’oubli est différent de la suppression générale du questionnaire fondée sur le seuil de 200 000 € et l’âge de fin du prêt.

La convention AERAS facilite l’accès à l’assurance et au crédit pour les personnes présentant ou ayant présenté un risque aggravé de santé. Elle s’applique automatiquement lorsque l’état de santé ne permet pas d’obtenir une assurance aux conditions habituelles.

La grille de référence AERAS peut permettre, pour certaines pathologies, une assurance sans surprime ni exclusion ou dans des conditions proches du standard. Pour les prêts immobiliers et professionnels concernés, la part assurée peut aller jusqu’à 420 000 €, et l’échéance du contrat doit intervenir avant le 71e anniversaire. La grille évolue avec les progrès médicaux et les données disponibles.

Oui, lorsque la sélection médicale est autorisée. Bercy précise que l’assureur peut demander des examens supplémentaires s’il estime que les réponses font apparaître un risque à évaluer davantage. Cela peut concerner, selon les dossiers, des analyses, comptes rendus ou examens ciblés.

Cette possibilité ne s’applique pas aux dossiers bénéficiant de la suppression légale du questionnaire et des examens médicaux. Si les conditions 200 000 € / avant 60 ans sont réunies, l’assureur ne peut pas contourner la règle en demandant un autre examen médical. En cas de doute, vérifiez d’abord le capital assuré par personne et la date de fin du crédit.

Oui. Lorsque la sélection médicale est autorisée, l’assureur peut évaluer le risque et proposer un tarif différent, une exclusion de garantie ou demander des examens complémentaires. La décision dépend du dossier médical et des règles de souscription de l’assureur.

AERAS existe précisément pour améliorer l’accès à l’assurance lorsque le risque est aggravé. La grille de référence fixe, pour certaines pathologies, des conditions standard ou des taux de surprime plafonnés. Son champ peut concerner une part assurée jusqu’à 420 000 € sous conditions. Il est donc utile de comparer plusieurs contrats si une sélection médicale s’applique, sans omettre d’informations demandées.

Vérifiez d’abord que les deux conditions sont bien réunies : part assurée inférieure ou égale à 200 000 € par personne et remboursement total avant 60 ans. Si c’est le cas, conservez les échanges et demandez une correction écrite.

La DGCCRF a contrôlé 61 professionnels en 2023-2024 et relevé au moins un manquement chez 15 d’entre eux, soit environ 25 %. Elle a notamment constaté l’utilisation irrégulière du questionnaire de santé dans certains dossiers. Une banque a fait l’objet d’un procès-verbal pénal pour pratique commerciale trompeuse sur ce point. En cas de difficulté persistante, utilisez la procédure de réclamation du professionnel avec vos justificatifs.

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