Simulation rachat de crédit
Mensualité, coût total, durée et lecture avant / après d’un regroupement.
Lire le guideUn rachat de crédit peut simplifier plusieurs échéances et réduire la mensualité, mais il ne crée pas automatiquement une économie. Le contrôle le plus important consiste à comparer le montant total dû avant et après, puis à vérifier le TAEG, les frais, la durée, les indemnités de remboursement anticipé et l’assurance éventuelle. La DGCCRF a contrôlé 47 professionnels en 2024 et relevé des anomalies chez environ un tiers d’entre eux, principalement liées aux pratiques publicitaires.
Une baisse de mensualité peut améliorer le budget mensuel tout en augmentant le coût total si la durée de remboursement est sensiblement allongée.
Enquête menée en 2024 sur les pratiques de regroupement de crédits.
La DGCCRF a surtout relevé des problèmes de présentation publicitaire.
Au-delà du seuil réglementaire, le régime du crédit immobilier s’applique au regroupement mixte.
Selon que le nouveau contrat relève du crédit conso ou immobilier.
Une mensualité plus faible ne prouve pas que l’opération coûte moins cher. Vérifiez le montant total dû avant et après, car une durée plus longue augmente souvent les intérêts payés.
Le taux débiteur ne suffit pas. Le TAEG intègre les coûts nécessaires à l’obtention du crédit, notamment certains frais, commissions, garanties et assurances obligatoires.
Indemnités de remboursement anticipé, dossier, courtage, garantie, hypothèque ou mainlevée peuvent modifier fortement le bilan économique.
Allonger le remboursement réduit mécaniquement l’échéance, mais laisse courir les intérêts plus longtemps. Testez plusieurs durées au lieu de retenir automatiquement la mensualité la plus basse.
Une enveloppe complémentaire augmente le capital financé. Comparez systématiquement le scénario avec trésorerie et le scénario sans trésorerie.
Deux offres peuvent afficher une mensualité proche avec des TAEG, durées, frais, assurances et montants totaux dus très différents.
Le principe actuel de l’article L519-6 interdit à l’intermédiaire de percevoir des frais d’entremise avant le versement effectif des fonds, sous réserve du régime spécifique du conseil indépendant.
Le regroupement restructure les dettes mais ne supprime pas le capital dû. Si les difficultés sont structurelles, il faut aussi traiter le budget et éviter de recréer de nouvelles dettes.
Dans un regroupement mixte, la part immobilière influence le régime applicable. À 60 % exactement, le seuil n’est pas dépassé ; au-delà, le régime immobilier s’applique.
Renseignez les données figurant sur vos contrats actuels et sur la proposition de regroupement. L’outil ne remplace pas l’offre de crédit : il sert à détecter une baisse de mensualité qui masquerait une hausse du coût global.
Comparez la somme des mensualités actuelles, la nouvelle échéance et les montants totaux restant à payer.
Ce tableau ne classe pas les organismes. Il montre quelles données concrètes sont publiées et pourquoi elles doivent être lues ensemble avant de demander ou d’accepter un regroupement.
Données consultées en septembre 2026. Les offres personnalisées varient selon le dossier et peuvent évoluer : vérifiez la simulation et l’offre remises le jour de votre demande.
| Acteur | Donnée publiée | Piège à éviter | Ce qu’il faut contrôler | Accès |
|---|---|---|---|---|
MT MeilleurtauxRachat de crédits |
Le site met en avant une baisse de mensualité pouvant aller jusqu’à -60 % selon conditions et profil. | Transformer la baisse mensuelle en « économie » sans regarder l’allongement de durée et le montant total dû. | Le propre guide Meilleurtaux recommande de comptabiliser tous les frais et de comparer la durée ainsi que le coût global. | → Voir l’offre |
CF CAFPIRegroupement |
CAFPI insiste dans son guide sur l’évaluation du besoin et sur l’intégration des frais dans le calcul. | Choisir la durée maximale uniquement pour réduire l’échéance. | CAFPI recommande explicitement de ne pas allonger excessivement la durée, car cela augmente le coût du crédit. | → Voir l’offre |
EM EmpruntisRachat de crédits |
Taux indicatifs publiés en septembre 2026 : 4,38 % pour un rachat immobilier et 6,26 % pour un rachat consommation. | Comparer uniquement le taux affiché sans intégrer frais, assurance et durée. | Empruntis précise qu’un regroupement avec durée allongée peut réduire les mensualités tout en augmentant le coût total. | → Voir l’offre |
YM YmanciRegroupement |
Barème propriétaire publié au 17/09/2026 : 4,49 % sur 10–20 ans et 4,65 % sur 21–25 ans. | Prendre un taux indicatif comme un taux garanti ou oublier les coûts annexes. | Ymanci rappelle de comparer le TAEG, les frais de dossier, courtage, garantie et assurance lorsque ces coûts s’appliquent. | → Voir l’offre |
CO CofidisRachat de crédits |
Offre publiée de 3 000 à 80 000 €. Exemple consulté : 10 000 € sur 72 mois, TAEG fixe 8,09 %, montant total dû 12 700,93 €. | Regarder uniquement la mensualité de l’exemple sans lire le montant total dû. | Dans cet exemple, la mensualité est d’environ 176,41 € : le coût se lit avec le TAEG, la durée et le total dû, pas avec l’échéance seule. | → Voir l’offre |
Le Code de la consommation prévoit un document d’information spécifique au regroupement. Son tableau doit permettre de confronter les crédits et dettes actuels avec l’opération proposée.
Ne vous contentez pas d’une simulation commerciale si ces éléments ne sont pas clairement disponibles dans les documents remis.
| Point | Avant regroupement | Après regroupement |
|---|---|---|
| Capital / montant financé | Capital restant dû crédit par crédit et autres dettes. | Montant du nouveau regroupement et éventuelle ligne complémentaire. |
| Mensualités | Échéance de chaque crédit et somme mensuelle globale. | Nouvelle échéance du regroupement. |
| Durée | Durée restante prévue pour chaque prêt. | Nouvelle durée totale de remboursement. |
| Montant total dû | Capital, intérêts restant dus et certains frais encore à payer. | Montant du regroupement + intérêts dus sur la nouvelle durée, hors assurance éventuelle selon le tableau légal. |
| Coûts supplémentaires | Éventuels frais non encore payés. | IRA, mainlevée d’hypothèque ou autres coûts annexes lorsqu’ils ne sont pas déjà intégrés. |
| Type de coût | Repère chiffré | Vigilance |
|---|---|---|
| IRA crédit conso | Si les remboursements anticipés dépassent 10 000 € sur 12 mois, indemnité maximale de 1 % si plus d’un an reste à courir, ou 0,5 % s’il reste moins d’un an, sous conditions. | Vérifiez contrat par contrat si une indemnité est due et si l’une des exceptions légales s’applique. |
| IRA prêt immobilier | Plafond au plus faible entre 6 mois d’intérêts sur le capital remboursé et 3 % du capital restant dû, sauf cas d’exonération prévus. | Demandez un décompte de remboursement anticipé précis avant de valider le rachat. |
| Frais de courtage | Pas de barème légal unique. | Demandez le montant et le mode de rémunération par écrit ; l’intermédiaire ne peut en principe percevoir les frais d’entremise avant le versement effectif des fonds. |
| Garantie / hypothèque | Montant variable selon montage. | Une garantie immobilière peut ajouter des frais de garantie, de notaire et éventuellement de mainlevée. |
| Assurance emprunteur | Tarification selon profil et garanties. | Ne comparez pas seulement la mensualité hors assurance si la couverture est exigée ou déterminante dans le montage. |
Avant de signer un regroupement, contrôlez aussi ces 4 repères réglementaires. Ils permettent de vérifier que la baisse de mensualité n’est pas présentée sans son coût global et que le montage relève du bon régime juridique.
Mensualité, taux d’usure, part immobilière et délai légal doivent être lus ensemble. Les chiffres ci-dessous sont des repères de contrôle, pas une promesse d’acceptation.
| Contrôle | Repère 2026 | Ce qu’il faut vérifier concrètement |
|---|---|---|
| Publicité et coût global | La DGCCRF a contrôlé 47 professionnels en 2024 et relevé des anomalies chez environ 1 professionnel sur 3. | Ne vous arrêtez jamais à la baisse de mensualité. Comparez montant total dû avant / après, durée, frais, assurance éventuelle et TAEG. Une mensualité plus basse peut masquer un coût global supérieur. |
| Taux d’usure | Au 1er juillet 2026 pour les crédits de trésorerie aux ménages : 23,53 % jusqu’à 3 000 €, 15,67 % de plus de 3 000 € à 6 000 €, puis 8,56 % au-delà de 6 000 €. | Vérifiez le TAEG proposé et la catégorie juridique applicable au nouveau financement. Le taux d’usure est un plafond réglementaire, pas un taux commercial recommandé. |
| Part immobilière | Seuil réglementaire : 60 %. Le régime immobilier s’applique lorsque la part des crédits immobiliers dépasse 60 % dans le regroupement mixte. | Additionnez précisément les capitaux immobiliers repris et rapportez-les au montant total regroupé. À 60 % exactement, le seuil n’est pas dépassé ; au-dessus, le régime du crédit immobilier s’applique. |
| Délai avant engagement | Crédit à la consommation : 14 jours calendaires de rétractation. Crédit immobilier : délai de réflexion minimal de 10 jours calendaires avant acceptation de l’offre. | Identifiez d’abord le régime du nouveau contrat, puis vérifiez la date de signature ou d’acceptation. Ne confondez pas rétractation et réflexion : ce ne sont pas les mêmes mécanismes. |
Cette page traite des pièges et contrôles avant signature. Les autres intentions du rachat de crédit sont développées dans leurs guides dédiés.
Non. Une mensualité peut baisser simplement parce que la durée est allongée. Le document légal de regroupement doit permettre de comparer le montant total dû des crédits actuels avec celui du nouveau regroupement. Si la mensualité baisse mais que le total dû augmente, vous obtenez un soulagement mensuel, pas nécessairement une économie globale.
Il faut croiser plusieurs chiffres : TAEG, mensualité, durée, montant total dû, frais et assurance éventuelle. Le TAEG est essentiel pour comparer le coût annuel global dans des conditions comparables, mais il ne remplace pas la lecture de la durée et du montant total dû.
Les principaux postes sont les indemnités de remboursement anticipé, frais de dossier, frais de courtage, frais de garantie ou d’hypothèque, éventuelle mainlevée et assurance. Pour un crédit conso, une IRA peut notamment être due lorsque les remboursements anticipés dépassent 10 000 € sur 12 mois, avec un plafond de 1 % ou 0,5 % selon la durée restante, sous conditions.
Ce type de pourcentage doit être lu avec ses conditions et surtout avec la durée et le coût total. La DGCCRF a contrôlé 47 professionnels du regroupement en 2024 et relevé des anomalies chez environ un tiers, notamment lorsque les publicités comparaient les mensualités sans montrer suffisamment l’évolution du montant total dû.
Le principe de l’article L519-6 du Code monétaire et financier interdit à l’intermédiaire qui concourt à l’obtention du prêt de percevoir des frais d’entremise avant le versement effectif des fonds. Une règle spécifique existe pour le conseil indépendant. Exigez toujours une information écrite sur le statut de l’intermédiaire, sa rémunération et le moment où elle devient exigible.
Parce qu’elle détermine le régime juridique d’un regroupement mixte. Le seuil réglementaire est fixé à 60 %. À 60 % exactement, la part ne dépasse pas le seuil ; lorsqu’elle le dépasse, le nouveau contrat relève du régime du crédit immobilier.
Pour les crédits de trésorerie aux ménages, la Banque de France publie au 1er juillet 2026 des seuils de 23,53 % jusqu’à 3 000 €, 15,67 % au-dessus de 3 000 € et jusqu’à 6 000 €, puis 8,56 % au-delà de 6 000 €. La catégorie applicable dépend de la nature juridique du nouveau financement.
Lorsque le regroupement relève du crédit à la consommation, le droit de rétractation est de 14 jours calendaires. Pour un crédit immobilier, l’offre ne peut être acceptée qu’après un délai de réflexion minimal de 10 jours calendaires. Il faut donc d’abord identifier le régime juridique de l’opération.
Pas nécessairement, mais elle augmente le capital financé. Le bon réflexe consiste à comparer deux scénarios chiffrés : sans trésorerie puis avec trésorerie, en regardant la nouvelle mensualité, la durée, le TAEG et le montant total dû. Une somme supplémentaire ne doit pas être présentée comme une ressource gratuite.
Comparez les offres avec le même montant regroupé et un périmètre identique. Relevez pour chacune : mensualité, durée, TAEG, assurance, frais, montant total dû et garantie demandée. Une offre n’est pas « meilleure » uniquement parce que son échéance est plus basse : le compromis dépend de votre objectif de budget et du coût global que vous acceptez.
Reprenez vos capitaux restant dus, mensualités, durées et coûts, puis comparez-les avec la proposition de regroupement. C’est le moyen le plus simple de distinguer une baisse de mensualité utile d’un allongement de dette mal compris.
Pour retrouver les différents types de crédits, les critères de comparaison, les taux, les démarches en ligne et les autres guides spécialisés, consultez le guide principal.